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jeudi 26 juillet 2012

Resident Evil, Romero & Z-Movies


Resident Evil 6 sort en novembre et une campagne virale a été lancée sur le web depuis le début d’année. L’occasion de se repencher sur ce jeu vidéo, mais aussi sur les interactions entre le jeu, George Romero et les films de zombies.

Premier Resident Evil en 1996. Le pitch : Raccoon City, petite ville du midwest américain où est basée la multinationale pharmaceutique Umbrella, voit ses habitants commencer à agir weirdo. Si on transpose en France, les zombies débarqueraient donc à Agen, à cause des laboratoires Upsa. Ca impressionne déjà moins.





Bon, passons sur le scénario. Le génie du jeu a été de placer la caméra derrière le personnage, en légère plongée. On a donc :

1)   toujours l’impression d’être menacé
2)   l’impossibilité de voir ce qui se passe derrière nous
car oui, Resident Evil est un jeu vraiment flippant, au pire anxiogène pour les plus résistants. On a tous en tête des scènes de ce jeu qu’on évoque comme on le ferait avec des scènes de films d’horreur. Je pense finalement que c’est à ce niveau-là que le jeu a gagné ses lettres de noblesse pixellisées. C’est de la pure série Z. Le jeu reprend les zombies de George Romero. Il y a des hommages marqués à Massacre à la Tronçonneuse, New York 1997 ou Alien. Il reprend des idées du genre post-apocalyptique et on pense même parfois à Lovecraft (mythe de Cthulhu). Les mecs qui ont fait ce jeu ont passé plus de temps auprès de Wes Craven qu’à se palucher sur Mario.

  Chaque épisode du jeu s’est vendu à plus de 5 millions d’exemplaires et je pense vraiment qu’il y a un jeu de vases communicants : on a pu observer un retour à Romero après la sortie de Resident Evil, et on a subi la prolifération des films de zombie depuis ... pour le pire et le meilleur, euphémisme. Un des pires est ironiquement la première adaptation du jeu avec Milla Jovovich et Michelle Rodriguez. La plupart raconte la même chose (un pur survival nihiliste). Ruez vous donc sur les références du genre que vous devez débusquer dans un bac à solde : la Nuit des Morts Vivants (1969), le premier du genre, et Zombie (dawn of the dead en VO – 1978) où Romero utilise le zombie comme allégorie socio-politique. Histoire de renvoyer l’ascenseur pour le retour en grâce, George Romero a réalisé la pub pour la sortie de Resident Evil 2 en 1998. Plus de films, plus de jeux etc etc pour en arriver à Walking Dead (la BD) qui complète la trilogie de l’excellence en putréfaction.

A noter ce truc hyper cool : le jeu s’appelle Biohazard au Japon et Capcom a du changer le nom à l’international à cause du groupe US de métal/hardcore.